Prophylaxie et surveillance sanitaire

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santé des abeilles
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Comme tous les êtres vivants, les abeilles sont menacées par des ennemis, des prédateurs, des parasites et des maladies. Tout possesseur de ruches en fait rapidement l'expérience. Et l'adage "mieux vaut prévenir que guérir" est tout aussi valable en santé animale, donc en apiculture, qu'en santé humaine. Il correspond en outre tout à fait à notre sujet puisque ce qui nous intéresse aujourd'hui c'est tout ce qui est en amont de la maladie, c'est à dire avant.

La surveillance sanitaire s'exerce à différents niveaux : national, départemental, et individuel. C'est ce dernier qui nous intéresse le plus car les actions à mettre en oeuvre constituent véritablement la prophylaxie.

Au niveau national la surveillance sanitaire est régie par décrets, des arrêtés, et des circulaires figurant dans le code rural et constituant ce qu'on appelle la législation apicole.
Retenons les mesures suivantes : Et tout récemment, L'état et le département ne sont bien sûr pas les seuls concernés par les mesures de surveillance sanitaire.

L'apiculteur l'est au premier chef.

Abordons donc ce qu'on appelle la prophylaxie

Voici la liste la plus complète possible des mesures à prendre ou à respecter, sans classement par ordre d'importance, car chaque mesure prise isolément ne suffira pas à prévenir le risque sanitaire, de même que le non respect n'entraînera pas automatiquement l'apparition du risque.
C'est la conjonction de l'ensemble qui importe le plus.
En conclusion, pour qu'il y ait maladie il faut un agent pathogène (pores de nosémose ou bactéries de loques ou mycélium de mycoses, acariens responsables de d'acariose, virus divers, le varroa bien sûr) et des causes favorisantes (conditions météorologiques perturbées, humidité excessive, couvain refroidi lors d'une visite, mauvaise pratique apicole), tout ce qui a été mentionné précédemment plus..... le varroa. Il est dans les 2 camps ! d'où sa dangerosité extrême.

Les agents pathogènes sont généralement présents à l'état latent dans les colonies (le cas du varroa est le plus flagrant) et l'apiculteur n'y peut pas grand chose (sauf pour le varroa si un traitement approprié est effectué). Par contre l'élimination ou la minimisation des causes favorisantes sont de son entière responsabilité et c'est en cela que son rôle est essentiel dans le maintient du bon état sanitaire de ses ruches.

Jean-Louis PERDRIX


(Sources : Le manuel de l'apiculteur spécialiste/Le traité Rustica de l'Apiculture/La revue "La Santé de l'Abeille").




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